« Pourquoi est-ce que je démissionnerais? » demande la ministre Déry
La ministre de l’Enseignement supérieur Pascale Déry assure que le lien de confiance avec les réseaux des cégeps et des universités n’est pas rompu, alors que plusieurs groupes affirment le contraire et réclament son départ. En entrevue avec Radio-Canada, la ministre Pascale Déry écarte l’idée de quitter son poste, commentant pour la première fois les appels à sa démission lancés tour à tour par des poids lourds du milieu de l’enseignement supérieur ces dernières semaines. Elle reconnaît que le Pourquoi est-ce que je démissionnerais? Je fais mon travail avec le plus grand professionnalisme et la plus grande rigueur depuis le début. Je vais continuer de faire mon travail. La ministre Déry répète qu'elle La ministre Pascale Déry affirme que le lien de confiance n’est Leurs deux fédérations sont affiliées respectivement à la CSN et la CSQ, qui ont toutes deux réclamé le départ de la ministre Déry la semaine dernière. Youri Blanchet estime aussi que la ministre ne se porte pas à la défense de ses membres, en plus d’être Antoine Dervieux, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), indique pour sa part que le lien de confiance n’est pas totalement rompu, mais qu’il est pour le moins Antoine Dervieux, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec Photo : Radio-Canada / Cécile Archer Si la ministre affirme Alors que s’attaquer à la précarité étudiante était le cheval de bataille de la FECQ, la ministre Déry a enchaîné des décisions qui accentuent cette problématique, selon le leader étudiant. Si la ministre démissionnait, on ne serait pas forcément déçus, je vais le dire comme ça. Le président de la FECQ indique contexte n’est pas facile
, alors qu’elle s’est notamment fait reprocher des décisions qui plombent les finances des universités et des cégeps. Je vais continuer à opérer de la même manière, qu’on soit dans un contexte budgétaire difficile ou pas
, confie-t-elle.travaille en étroite collaboration
avec les réseaux collégial et universitaire. Je rencontre les associations étudiantes, les syndicats, les directeurs d'établissement sur une base régulière, comme je l’ai toujours fait depuis le début de mon mandat
, ajoute-t-elle.Lien de confiance rompu?
pas du tout
rompu avec les acteurs des réseaux de l’enseignement supérieur. Pourtant, ils sont plusieurs à trouver facilement des réponses lorsque la ministre se demande tout haut pourquoi elle devrait démissionner.Parce que ce n’est plus possible de lui faire confiance
, rétorque Youri Blanchet, président de la Fédération de l’enseignement collégial (FEC).Parce qu’on veut une ministre qui va être capable de défendre le réseau de l’enseignement supérieur, de se tenir debout et de parler au nom de tous les gens qui travaillent dans notre réseau
, lance de son côté le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), Yves de Repentigny.portée sur la microgestion
. C’est comme si on avait un loup dans la bergerie. On a l’impression que la ministre est là pour contribuer à sabrer dans nos ressources
, dénonce-t-il.compliqué
.
être à l’écoute
du réseau, notamment des étudiants, ce n’est pas l’impression de M. Dervieux. On n’est pas convaincus que la ministre écoute ce qu’on a à dire, qu’elle est à l’écoute des besoins de la population étudiante.
On a coupé les bourses Perspective, on coupe dans les budgets des administrations, ce qui va se traduire par moins de services pour la population étudiante.
hausser le ton
envers la ministre et préparer une hausse des moyens de pression, sans pour autant être rendu à demander la démission de la ministre
.
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